Jour du dépassement écologique : que faire ?

La France fait partie des 10 premiers pays à vivre à crédit cette année sur le dos de la nature, selon le Global Footprint Network,. L’ONG WWF a décidé de communiquer sur cette déclinaison française de l’Earth OverShoot Day pour « envoyer un signal fort » que la « transition écologique n’est pas assez ambitieuse ». Pourtant, nous avons les cartes en main pour agir !

Chaque année, le Global Footprint Network calcule le jour du dépassement mondial, qu’il décline également dans plus de 200 pays. La date est calculée en comparant la consommation annuelle de l’humanité en ressources écologiques (empreinte écologique) à la biocapacité (capacité de la Terre à se régénérer). En 2017, l’humanité a consommé l’ensemble des ressources naturelles que la planète peut renouveler en un an le 2 août. En France, la date tombe trois mois plus tôt et cette année c’est le samedi 5 mai. « Le constat est clair : si la planète était une entreprise, elle serait en faillite », explique pascal Canfin, directeur général du WWF France. Concrètement, si le monde entier vivait comme les Français, la planète aurait déjà consommé, à partir du 5 mai, l’ensemble des ressources naturelles qu’elle peut renouveler en une année ! Il faudrait près de trois planètes pour subvenir aux besoins de l’humanité.

Le territoire français demanderait en effet 1,8 fois plus à la nature que ce que les écosystèmes du ses zones terrestres et marines sont en mesure de lui fournir. « En 4 mois, nous avons pêché plus de poissons, abattu plus d’arbres et consommé plus d’eau que ce que la nature de notre territoire peut nous procurer au cours d’une année », est-il précisé dans le rapport du WWF. Le calcul est effectué en prenant compte de l’empreinte carbone et des ressources consommées, sur la base de surfaces en océans (pêche), en cultures (élevage, utilisation de l’eau) et en forêt (pour absorber les émissions de gaz à effet de serre). L’impact exercé par les humains et leurs activités sur la nature, notamment celles des entreprises, a été pris en compte dans la mesure de l’empreinte écologique. Depuis 2015, année de la signature de la COP21 à Paris, l’empreinte écologique de la France est à la hausse. Et si vous réduisiez votre dépendance vis-à-vis du monde vivant et des ressources naturelles ?

Comment réduire son empreinte écologique ?

L’empreinte écologique évalue la surface nécessaire à une personne, une entreprise et même une région pour produire tout ce qu’elle consomme en alimentation, habitation, déplacements… et pour absorber ses déchets. Cette empreinte diffère selon la zone géographique et le mode de vie de chacun. Il faut avant tout définir un périmètre avant de réaliser une analyse des informations disponibles. Il est possible de faire intervenir les parties prenantes et prendre en compte les évolutions du climat et de la biodiversité. Ce qui est sûr, c’est qu’il est possible d’inverser la tendance !

Cette approche s’inscrit dans une démarche de durabilité. Devenir une entreprise soutenable, c’est d’abord mesurer sa contribution aux dépassement des limites écologiques planétaires puis adopter des stratégies d’action, de transparence et de dialogue qui tiennent compte de son impact social et environnemental (RSE). Les entreprises peuvent mettre en place des mesures pour préserver l’environnement, diminuer leur consommation d’énergie, recycler leurs déchets… tout dépend des enjeux qu’elles considèrent comme prioritaires. Rappelons qu’engager la transition écologique, c’est soutenir des modes de consommation responsables, lutter contre la déforestation, honorer les objectifs de la loi de la Transition énergétique, poursuivre un objectif de « neutralité carbone », maintenir une augmentation de température inférieure à 2°C pour être compatible avec l’Accord de Paris.

B&L évolution apporte des solutions aux entreprises pour réduire leur empreinte écologique. Nous conseillons les acteurs économiques dans leur stratégie RSE et les accompagnons dans le calcul de leurs activités sur l’ensemble de leur chaine de valeur, que ce soit le niveau de dépendances aux services écosystémiques, l’empreinte biodiversité © ou encore l’interdépendance avec le vivant.

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Publié dans Actualité Biodiversité, Actualité Climat, Actualité Energie, Actualité RSE

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