Rapport du GIEC : un réel espoir de limiter la hausse de la température globale à 1,5°C ?

Ce lundi, le GIEC, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, a rendu public son rapport sur la hausse globale des températures, à destination des décideurs politiques. Il y a bel et bien un espoir de limiter le réchauffement climatique à condition que la communauté internationale s’active…

Il reste une chance de limiter le réchauffement climatique à +1,5°C : c’est la conclusion générale qui ressort du rapport du GIEC, présenté lundi 8 octobre à la suite de discussions entre les représentants de 195 Etats.

Le GIEC a présenté plusieurs scénarios qui permettent de limiter le réchauffement à 1,5°C. Le document précise les conséquences aggravantes d’un réchauffement supérieur à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels (perte de biodiversité, extinctions des espèces, vagues de chaleur plus chaudes, pluies torrentielles plus nombreuses, hausse du niveau de la mer, fonte complète de la banquise…).

En 2015, lors de la COP21, l’Accord de Paris prévoyait de limiter le réchauffement climatique à +2°C. A la demande des pays en voie de développement, l’élévation de la température a été limitée à 1,5°C. Ces pays plus vulnérables face au changement climatique ont commandé un rapport spécial sur les impacts d’un réchauffement à +1,5°C et les trajectoires d’émissions mondiales de gaz à effet de serre associées. L’objectif de limitation de 1,5°C est donc possible mais à quel prix ?

Le document indique que le seuil de 1,5°C sera franchi entre 2030 et 2052. Si rien n’est fait pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, la température pourrait augmenter jusqu’à +5,5°C d’ici à 2100 ! Une colossale à l’échelle de notre planète, qui aurait des conséquences dévastatrices sur l’environnement. La lutte contre le réchauffement climatique ne peut donc se faire qu’avec un consentement éclairé des gouvernements et de tous les acteurs. La France s’est fixée comme objectif de baisser ses émissions de 40% d’ici à 2030 et de 75% d’ici à 2050 ainsi qu’une diminution de sa consommation d’énergie globale de 20% d’ici à 2030 et de 50% d’ici à 2050. Des objectifs qui sont inscrits dans la loi de Transition énergétique pour la croissance verte.

Les avantages de limiter le réchauffement climatique sont nombreux : le niveau de la mer sera moins élevé, l’impact de la biodiversité sera plus important, l’exposition aux risques naturels sera réduite… que de bénéfices pour nos sociétés humaines ! C’est une voie nécessaire pour l’atteinte des 17 objectifs de développement durable comme le précise le GIEC dans sa synthèse.

Les collectivités et les acteurs économiques peuvent incarner ce changement, c’est même une nécessité pour ceux qui souhaitent être les gagnants de demain !

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Publié dans Actualité Climat, Actualité Energie

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